Vous avez choisi:
À l'affiche
jeudi 27 février
Admission générale
Synopsis

PREMIÈRE PARTIE

Lorsqu’Agrippine, femme de l’empereur romain Claude, apprend la mort de son mari, elle ne perd pas une seconde et s’assure que Néron, son fils d’un mariage précédent, lui succède. Prête à tout pour arriver à ses fins, elle communique parallèlement avec Pallas et Narcisse, dont elle connaît les espoirs amoureux à son égard. Elle promet à chacun qu’elle lui rendra son amour s’il proclame Néron comme successeur de Claude.

 

Son stratagème est contrecarré lorsque le serviteur de Claude, Lesbus, annonce que le commandant de l’armée, Othon, a sauvé la vie de l’empereur. À son arrivée en ville, Othon déclare que Claude a récompensé sa bravoure en le nommant son successeur, mais lors d’une conversation privée avec Agrippine, il révèle qu’il aime Poppée davantage que le trône.

 

Agrippine prépare maintenant un nouveau complot pour garantir le trône à Néron. Consciente que Claude désire lui aussi Poppée, Agrippine dit à cette dernière qu’Othon l’a trahie en la livrant à Claude en échange du pouvoir impérial. Agrippine suggère que, pour se venger, Poppée doit rendre Claude jaloux et le convaincre qu’Othon, enhardi par son nouveau statut, lui a ordonné de refuser Claude et de revenir vers lui; l’empereur punira ainsi Othon. À l’arrivée de Claude, Poppée met le plan d’Agrippine à exécution.

 

Lorsqu’ils découvrent qu’Agrippine les a trompés, Pallas et Narcisse décident de former une alliance. Othon entre, inquiet des célébrations publiques imminentes. La famille impériale arrive, et lorsqu’Othon s’approche de Claude, ce dernier l’accuse de trahison. Agrippine, Néron et Poppée rejettent Othon, à sa grande consternation.

 

DEUXIÈME PARTIE

Poppée commence à douter de la culpabilité d’Othon. À son approche, elle se cache. Lorsqu’il l’aperçoit, elle lui révèle ce qu’Agrippine lui a dit, et Othon clame son innocence. Poppée réalise qu’elle a été un pion dans les plans d’Agrippine, elle jure donc de se venger et élabore un plan impliquant Claude et Néron, qui la désire aussi.

 

Toujours ambitieuse, Agrippine complote à nouveau pour faire de Néron l’empereur. Elle ordonne d’abord à Pallas d’assassiner Othon et Narcisse, puis demande à Narcisse de tuer Othon et Pallas. Elle dit à Claude qu’Othon cherche à se venger de lui pour la perte de sa succession et le convainc de mettre fin à la dissidence d’Othon en déclarant Néron comme héritier. Impatient d’être avec Poppée, Claude accepte.

 

Poppée met en œuvre son plan de vengeance. Elle cache Othon et le prévient de ne pas céder à la jalousie, peu importe ce qu’il entend. Néron arrive, pressé de faire l’amour à Poppée, mais celle-ci prétend qu’Agrippine est attendue d’une minute à l’autre et qu’il doit donc se cacher. Claude entre, et Poppée se plaint qu’il ne l’aime pas vraiment. Il lui rappelle tout ce qu’il a fait pour elle, comme punir Othon. Poppée lui répond qu’il l’a mal comprise : c’est Néron, et non Othon, qui la harcelait constamment. Poppée cache Claude puis appelle Néron, qui reprend sa poursuite amoureuse, mais Claude l’interrompt et le chasse. Poppée se libère de Claude sous le couvert d’un prétexte, puis Othon et elle se jurent l’amour éternel.

 

Néron raconte sa disgrâce à Agrippine et la supplie de le protéger de la colère de Claude. Consternés par toutes ces trahisons, Pallas et Narcisse révèlent à l’empereur la conspiration d’Agrippine. Claude confronte Agrippine, qui réalise alors que ses projets sont désormais en péril. Elle prétend qu’elle n’a agi que dans l’intérêt supérieur de Rome et l’accuse de se soucier exagérément de Poppée. Lorsqu’Agrippine révèle l’amour d’Othon pour Poppée, Claude fait porter à Néron le blâme de ses actions et lui ordonne d’épouser Poppée, puis nomme Othon comme son successeur. Othon renonce toutefois au trône pour regagner Poppée. D’accord avec cet échange, Claude choisit Néron comme héritier. L’ambition d’Agrippine pour son fils s’est enfin réalisée.

 

Équipe de création et distribution :

 

Chef d’orchestre

Harry Bicket

 

Mise en scène

Sir David McVicar

 

Scénographie et costumes

John Macfarlane

 

Éclairage

Paule Constable

 

Chorégraphie

Andrew George

 

Agrippina

Joyce DiDonato

 

Poppée

Brenda Rae

 

Néron

Kate Lindsey

 

Othon

Iestyn Davies

 

Pallas

Duncan Rock

 

Claude

Matthew Rose

 

Admission générale
Synopsis

ACTE I

Côte norvégienne, 19siècle. Une tempête a emporté le bateau de Daland à plusieurs kilomètres de chez lui. Il envoie son équipage se reposer et laisse la garde à un jeune timonier qui s’endort en chantant à propos de sa mie. Une goélette fantôme jette alors l’ancre tout près. Son capitaine débarque et, au désespoir, réfléchit à son sort : une fois tous les sept ans, il peut quitter son bateau pour trouver une femme. Si elle est fidèle, elle le délivrera dans son errance éternelle. Sinon, il sera condamné à naviguer sur l’océan jusqu’au jugement dernier. Daland découvre le vaisseau fantôme et l’étranger, qui se présente comme « un Hollandais », lui raconte ses tracas. Le Hollandais offre de l’or et des bijoux en échange d’un abri pour la nuit, et lorsqu’il apprend que Daland a une fille, il lui demande sa main. Ravi d’avoir trouvé un gendre riche, Daland accepte et se prépare à rentrer chez lui.

ACTE II

La fille de Daland, Senta, est captivée par le portrait de cet homme pâle vêtu de noir, le Hollandais volant. Sous l’œil attentif de sa nourrice, Mary, ses amies la taquinent à propos de son prétendant, Erik, qui est chasseur et non marin. Lorsque Mary, superstitieuse, refuse de chanter une ballade au sujet du Hollandais, Senta la chante elle-même. La chanson révèle que la malédiction du Hollandais lui a été infligée pour avoir blasphémé. À l’horreur de tout le monde, Senta déclare soudainement qu’elle sera la femme qui le sauvera. Erik entre et annonce le retour des marins. Seul avec Senta, il lui rappelle le désir de son père de lui trouver un mari et lui demande de plaider sa cause, mais elle demeure distante. Erik réalise à quel point l’image du Hollandais est importante pour elle, et lui raconte un rêve terrifiant dans lequel il l’a vue embrasser le Hollandais et s’enfuir avec lui sur son vaisseau. Senta déclare qu’elle doit suivre ce rêve. Erik, désespéré, s’enfuit. Un instant plus tard, le Hollandais entre. Senta est stupéfaite. Daland arrive et demande à sa fille d’accueillir l’étranger, qu’il a amené pour en faire son époux. Daland sort, et le Hollandais, qui est lui aussi ému par la rencontre, demande à Senta si elle l’acceptera. Ignorant qu’elle le reconnaît, il la met en garde contre une décision irréfléchie, mais elle lui jure d’être fidèle jusqu’à sa mort. Daland est enchanté d’apprendre que sa fille a accepté le prétendant.

ACTE III

Au port, les villageois célèbrent le retour des marins. Déconcertés par l’étrange silence à bord du vaisseau du Hollandais, ils appellent l’équipage pour l’inviter à se joindre aux festivités. Soudain, les marins fantômes apparaissent, se moquant de la quête de leur capitaine dans des chants d’outre-tombe. Terrifiés, les villageois s’enfuient. Le silence revient et Senta surgit, suivie d’un Erik désemparé. Il la supplie de ne pas épouser le Hollandais, car elle lui a déjà promis son amour. Le Hollandais, qui les a entendus, abandonne tout espoir et monte à bord de son bateau. Lorsque Senta tente de l’arrêter, il lui explique qu’elle échappera à la damnation – le sort de ceux qui le trahissent –, uniquement parce qu’elle n’a pas encore proclamé ses vœux devant Dieu. Il révèle son identité et Senta, en extase, répond qu’elle sait qui il est. Alors que le vaisseau s’éloigne, elle se jette à la mer, fidèle jusqu’à la mort.

 

Équipe de création et distribution :

 

Chef d’orchestre

Valery Gergiev

 

Metteur en scène

François Girard

 

Scénographie

John Macfarlane

 

Costumes

Moritz Junge

 

Éclairage

David Finn

 

Projections

Peter Flaherty

 

Chorégraphie

Carolyn Choa

 

Dramaturgie

Serge Lamothe

 

Holländer

Sir Bryn Terfel

 

Senta

Anja Kampe

 

Mary

Mihoko Fujimura

 

Erik

Sergey Skorokhodov

 

Steuermann

David Portillo

 

Daland

Franz-Josef Selig

Admission générale
Synopsis
ACTE I
Catfish Row, un quartier défavorisé de Charleston, en Caroline du Sud, dans les années 20. Leshabitants de Catfish Row relaxent après leur journée de travail. Clara chante une berceuse à son
bébé. Sportin’ Life, un vendeur de drogue, Jake, le mari de Clara, et d’autres hommes jouent aux
dés sous le regard désapprobateur de la très pieuse Serena. Jake chante sa propre berceuse aubébé.
Porgy, un mendiant estropié, s’apprête à rejoindre la partie lorsque Crown et sa copine Bess
entrent en scène. Crown, un homme impétueux, se joint à la partie de dés. Ivre et drogué, il perd,engage une bataille et tue Robbins d’un coup de crochet à coton. Crown prend la fuite avant quela police arrive, et dit à Bess qu’il reviendra la chercher. En attendant les forces de l’ordre, lacommunauté évite Bess. Sportin’ Life lui propose de venir à New York avec lui, mais elle refuse.Seul Porgy est compatissant. Il lui offre sa protection et un refuge; elle accepte.Le soir suivant, dans sa chambre, la veuve de Robbins, Serena, chante la mort de son mari,
entourée d’amis. On récolte de l’argent pour couvrir les frais de l’enterrement. Porgy et Bessentrent, et celle-ci offre une contribution, mais Serena refuse, car elle pense qu’il s’agit del’argent de Crown. Elle finit par accepter lorsqu’on lui fait comprendre que c’est l’argent de
Porgy.Les policiers arrivent et accusent Peter, le marchand de miel, du meurtre. Pris de peur, il leur ditque Crown est le responsable, mais ils l’arrêtent tout de même à titre de témoin de fait.Serena convainc le croque-mort d’enterrer Robbins à prix réduit. Bess chante un spiritualtriomphant avec le chœur.
Un mois plus tard, Jake et d’autres pêcheurs réparent leurs filets. Porgy compare sa vie à la leur.Sportin’ Life arrive, mais avant d’avoir la chance de leur vendre sa « poudre magique », Maria,la matriarche de Catfish Row, le chasse. L’avocat véreux Frazier vend un divorce à Bess, mêmesi elle et Crown n’ont jamais été mariés.Les gens de la paroisse se préparent à partir pour un pique-nique paroissial sur l’île de Kittiwah.Sportin’ Life offre à nouveau à Bess de l’emmener à New York et essaie de lui donner de ladrogue, mais elle refuse. Porgy le menace puis le chasse. Les nouveaux amants chantent leurbonheur. Porgy dit à Bess d’aller au pique-nique sans lui. Ne voulant pas le laisser seul, elle ditd’abord non, puis finit par accepter.Le soir venu, sur l’île de Kittiwah, Sportin’ Life décrit sa vision cynique de la religion à quelques
convives jusqu’à ce que Serena les réprimande d’écouter ses histoires. Un coup de sifflet signalele départ du bateau à vapeur. Bess s’empresse de partir, mais Crown, qui était caché sur l’îledepuis l’assassinat de Robbins l’interpelle. Il demande à Bess de venir avec lui, mais elle luiexplique qu’elle a une nouvelle vie avec Porgy. Crown la force à rester avec lui.
ACTE II
Une semaine plus tard, à l’aube, à Catfish Row, les pêcheurs partent pour leur journée de travail
malgré la tempête qui menace d’éclater. On entend Bess délirer dans la chambre de Porgy. Elleest fiévreuse et malade depuis qu’elle est revenue de Kittiwah. Peter, qui a été libéré de détention
le matin même, conseille à Porgy d’emmener Bess à l’hôpital, mais Serena préfère prier pour son
rétablissement. Ses prières sont exaucées : Bess apparaît dans la cour, guérie. Elle explique àPorgy qu’elle veut rester avec lui, mais que lorsque Crown reviendra, elle devra retourner aveccelui-ci. Porgy lui répond qu’elle n’est pas obligée de retourner avec Crown, et Bess et luirenouvellent leurs vœux d’amour. Le vent se lève et la cloche sonne l’ouragan.
À l’aube le lendemain, tout le monde se terre dans la chambre de Serena afin de prier pour quecesse la tempête. Soudain, on cogne à la porte : c’est Crown qui cherche refuge et qui demandeBess. Elle refuse de partir avec lui, soutenant qu’elle a donné son cœur à Porgy. Crown se moquede celui-ci et du rassemblement de gens terrifiés, enterrant leurs prières d’une chanson grossière.
Au plus fort de la tempête, Clara voit que le bateau de Jake a chaviré et se lance à ses trousses.Bess demande à un des hommes de la suivre. Crown est le seul à répondre à l’appel.À Catfish Row le lendemain soir, la tempête a cessé. Les femmes pleurent les victimes, dont
Jake, Clara et prétendument Crown. Sportin’Life arrive et se moque d’eux, laissant entendre queCrown est encore vivant. On aperçoit Bess qui berce le bébé de Clara. Profitant de l’obscurité,Crown s’infiltre dans la pièce et s’approche de la porte de Porgy, mais celuici l’attend, lui porte
le premier coup et le tue.L’après-midi suivant, le détective revient à Catfish Row, accompagné du médecin légiste. Ilsenquêtent sur le meurtre de Crown, mais leurs entrevues auprès de Serena et de deux autresfemmes ne mènent à rien. Ils se rendent à la chambre de Porgy pour lui dire de venir identifier lecorps de Crown. Horrifié à l’idée d’avoir à regarder son visage, Porgy refuse, et doit être
emmené de force.Profitant de l’absence de Porgy, Sportin’ Life tente de convaincre Bess que Porgy sera enfermépour un certain temps, et l’invite à commencer une nouvelle vie avec lui. Lorsque Bess lerepousse, il la force à prendre de la drogue et en laisse aussi sur le pas de sa porte.Une semaine plus tard, les habitants de Catfish Row commencent une nouvelle journée. Porgyrevient de prison débordant de joie. Il distribue des cadeaux qu’il a achetés avec l’argent gagnéaux dés en prison. Il ne remarque pas le malaise de ses amis au moment d’appeler Bess. Serenaet Maria finissent par lui avouer qu’elle est partie à NewYork avec Sportin’ Life. Ne pouvantvivre sans elle, Porgy part à sa recherche.
Équipe de création et distribution
Chef d’orchestre David Robertson
Mise en scène James Robinson
Scénographie Michael Yeargan
Costumes Catherine Zuber
Éclairage Donald Holder
Chorégraphie Camille A. Brown
Porgy Eric Owens
Bess Angel Blue
Clara Golda Schultz
Serena Latonia Moor
Maria Denyce Graves
Sportin’ Life Frederick Ballentine
Crown Alfred Walker
Jake Donovan Singletary
Admission générale
Synopsis

ACTE I

Rome, juin 1800. Cesare Angelotti, un prisonnier politique en cavale, arrive en toute hâte à l’église Sant’Andrea della Valle. Après avoir trouvé la clé que sa sœur avait cachée pour lui, il se réfugie dans la chapelle familiale. Peu après, le peintre Mario Cavaradossi arrive à l’église pour travailler sur un portrait de Marie-Madeleine. Le tableau est inspiré de la sœur d’Angelotti, la marquise Attavanti, que Cavaradossi avait aperçue prier à l’église. Angelotti, ancien membre du gouvernement bonapartiste, émerge de sa cachette. Cavaradossi le reconnaît et promet de l’aider, puis le prie de retourner dans la chapelle lorsqu’il entend arriver son amante, la cantatrice Floria Tosca. Lorsque Caravadossi la fait entrer dans l’église, elle lui demande jalousement à qui il parlait, mais lui donne rendez-vous le soir même. Elle reconnaît soudainement la marquise Attavanti dans la peinture et l’accuse d’infidélité, mais il lui réaffirme ses sentiments pour la rassurer. Une fois Tosca partie, Angelotti sort de sa cachette. Un coup de canon leur indique que les policiers savent qu’il s’est échappé; Angelotti et Cavaradossi quittent alors l’église pour se réfugier dans la maison du peintre. Le sacristain entre avec les enfants de chœur qui se préparent à chanter un Te Deum pour célébrer la victoire contre Napoléon à la Bataille de Marengo. Dans le feu de l’action, le baron Scarpia, chef de la police secrète, débarque. Il cherche Angelotti. Lorsque Tosca revient pour Cavaradossi, Scarpia lui montre un éventail avec les armoiries de la famille Attavanti qu’il vient de trouver, confirmant apparemment ses soupçons d’infidélité. Dévastée, Tosca promet de se venger et quitte l’église remplie de fidèles. Scarpia ordonne à ses hommes de la suivre chez Cavaradossi, qu’il suspecte d’être avec Angelotti. Pendant que la congrégation entonne le Te Deum, Scarpia exprime sa volonté de soumettre Tosca à ses désirs.

 

ACTE II

Le soir venu, dans sa chambre du palais Farnese, Scarpia exulte à l’idée de tenir Tosca sous son joug. L’espion Spoletta arrive. À défaut d’avoir trouvé Angelotti, il a arrêté Cavaradossi. Scarpia interroge le peintre tandis que Tosca donne un récital dans la cour du palais. Scarpia demande qu’on la fasse venir, et celle-ci apparaît au moment où on emmène Caravadossi à la torture. Effrayée par les questions de Scarpia et les cris de son amant, Tosca révèle la cachette d’Angelotti. Les sbires du chef de police ramènent un Cavaradossi à peine conscient et grièvement blessé. Lorsque le peintre se rend compte qu’elle a dévoilé la cachette d’Angelotti, il confronte furieusement Tosca. L’officier Sciarrone se précipite alors dans la pièce pour annoncer la victoire de Napoléon, une défaite pour Scarpia. Cavaradossi clame son opposition à la tyrannie et Scarpia ordonne son exécution. Seul avec Tosca, Scarpia propose calmement de libérer Caravadossi à condition qu’elle se donne à lui pour un soir. Elle repousse ses avances, déclarant qu’elle a consacré sa vie à l’art et à l’amour. Elle implore Dieu de lui venir en aide. Scarpia se montre de plus en plus insistant, mais Spoletta fait irruption et annonce que, plutôt que de se laisser capturer, Angelotti s’est suicidé. Confrontée au choix d’accepter le marché de Scarpia ou de perdre son amant, Tosca se sacrifie. Scarpia ordonne à Spoletta d’organiser une exécution simulée de Cavaradossi, après quoi il sera libéré. Tosca exige qu’on lui fournisse un sauf-conduit pour elle et son amant. Une fois le document produit, Scarpia tente de lui faire l’amour, mais elle saisit un couteau sur la table et le poignarde. Elle empoche le sauf-conduit et fuit la scène.

 

ACTe III

À l’aube, Cavaradossi attend son exécution sur les remparts du château Sant’Angelo. Il soudoie un gardien de prison pour qu’il lui permette d’envoyer une lettre d’adieu à Tosca. Puis, dépassé par les événements, il sombre dans le désespoir. Tosca apparaît alors et lui explique ce qui est arrivé. Les deux s’imaginent un avenir ensemble, en liberté. En voyant les bourreaux approcher, Tosca supplie Caravadossi de feindre sa mort avec conviction. Elle assiste à la scène de loin : les soldats tirent et s’en vont. Quand Caravadossi ne bouge plus, Tosca se rend compte que l’exécution était bien réelle, et que Scarpia l’a trahie. Avant que les sbires de Scarpia ne l’arrêtent, Tosca jure qu’elle aura sa vengeance devant dieu, puis se jette du haut des remparts.

 

Équipe de création et distribution

 

Chef d’orchestre

Bertrand de Billy

 

Mise en scène

Sir David McVicar


Décor et costumes

John Macfarlane

 

Éclairage

David Finn

 

Mouvements

Leah Hausman

 

Tosca

Anna Netrebko

 

Cavaradossi

Brian Jagde

 

Scarpia

Michael Volle

 

Sacristain

Patrick Carfizzi

 

Admission générale
Synopsis

INTRODUCTION

Fin du 16siècle. Marie Stuart, reine d’Écosse, a été forcée d’abdiquer son trône et de fuir son royaume après la rébellion des nobles. Catholique, couronnée à l’âge de neuf mois, elle avait été promise au dauphin de France et élevée dès son enfance à la cour française. À 18 ans, elle est revenue dans sa terre natale à la suite de la mort soudaine de son mari François II, après avoir régné sur la France pendant un peu plus d’un an. Incapable d’exercer un contrôle sur sa noblesse protestante et assaillie d’insurrections, de complots et de meurtres, elle trouve asile en Angleterre chez sa cousine, la reine Élisabeth. Toutefois, sa présence en Angleterre protestante est insoutenable pour Élisabeth et ses conseillers. Descendants de la lignée des Tudors, les catholiques anglais voient Marie comme l’héritière légitime de la couronne d’Henri VIII (Élisabeth ayant été déclarée illégitime à la suite de l’exécution de sa mère, Anne Boleyn, pour adultère). Une enquête anglaise sur le scandaleux meurtre du deuxième époux aux mœurs dissolues de Marie, Henry (Lord Darnley), s’est révélée peu concluante quant à la complicité de Marie dans ce crime, mais a servi de prétexte pour garder l’ancienne reine d’Écosse emprisonnée pendant de nombreuses années.

ACTE I

Au palais de Whitehall à Londres, la cour fête. Le duc d’Anjou, frère du roi de France, a demandé la main de la reine Élisabeth, et la glorieuse alliance des deux royaumes est fort attendue. Élisabeth n’a pas encore décidé si elle acceptera la proposition française. Pendant longtemps, son cœur a appartenu à son favori, Robert Dudley, comte de Leicester, mais elle a récemment senti que son amour pour elle s’estompait. Le comte de Shrewsbury et gardien de Marie Stuart pendant des années, Talbot, profite de l’occasion pour demander à la Reine la libération de sa cousine. Cecil, secrétaire d’État d’Élisabeth, soutient que tant qu’elle est en vie, Marie représente une menace constante pour la stabilité de l’Angleterre. Élisabeth refuse de se laisser entraîner sur le sujet de sa cousine, mais craint secrètement que la reine d’Écosse ne lui ait volé l’amour de Leicester. Dans le passé, Leicester avait été un prétendant de Marie, et lorsqu’il a rencontré la jeune reine pour la première fois, il y a longtemps, en France, il avait été ébloui par sa beauté. Leicester arrive et Élisabeth lui donne un anneau à transmettre à l’ambassadeur de France en signe d’acceptation équivoque de la proposition d’Anjou. L’indifférence de sa réponse alimente ses soupçons et elle part, en compagnie de la cour. Seul à seul, Talbot remet secrètement à Leceister une lettre et une miniature envoyées par Marie. Enchevêtrée dans les complots des catholiques anglais contre Élisabeth, la vie de Marie est maintenant en jeu. Enthousiasmé par le portrait, Leicester s’engage à apporter son aide et son soutien aux plans de Talbot pour la libération de Marie. Talbot s’en va et Élisabeth revient, seule. Méfiante de Talbot, elle demande à voir la lettre que tient Leicester. Les mots de Marie supplient la Reine de lui accorder une audience. Malgré elle, les larmes lui montent aux yeux. Profitant de la situation, Leicester presse la Reine d’accepter d’aller chasser près de la prison de Marie, où une rencontre sera organisée sous ce prétexte entre les deux reines. Sur ses gardes, Élisabeth accepte tout de même la demande de son favori.

Autorisée à l’improviste par Talbot à se promener librement dans le parc à l’extérieur de la prison du château de Fotheringhay, Marie se réjouit, courant loin devant sa dame de compagnie, Hannah Kennedy. Son esprit vagabonde vers des moments de bonheur et de liberté en France. Soudain, les cornes de la chasse royale se font entendre au loin. Les chasseurs qui s’approchent crient le nom d’Élisabeth, et Marie est terrifiée à l’idée de finalement voir sa cousine de ses yeux. Leicester a pris de l’avance sur la chasse pour préparer Marie à la rencontre. Il l’exhorte à faire preuve d’humilité devant la Reine et de lui faire pitié. Jurant son amour et sa loyauté, il promet à Marie qu’elle pourra retrouver sa liberté. Il s’empresse de saluer Élisabeth, qui arrive avec les chasseurs. Elle est agitée et méfiante, et la sollicitude de Leicester pour la cause de Marie éveille sa jalousie. Talbot fait avancer Marie et les deux reines se regardent dans les yeux pour la première fois. Marie maîtrise son orgueil et se montre respectueuse devant Élisabeth, mais sa cousine demeure distante et insultante. Elle accuse Marie de licence, de meurtre et de trahison. Les tendres paroles par lesquelles Leicester tente de calmer Marie ne font qu’attiser la colère d’Élisabeth. Excédée et insultée, Marie se retourne contre Élisabeth. Elle la dénonce comme l’enfant illégitime d’une prostituée, qui souille et déshonore le trône d’Angleterre. Élisabeth ordonne aux gardes de s’emparer de Marie et de la ramener à sa prison.

ACTE II

Le temps a passé et Mary est restée incarcérée à Fotheringhay, dans des conditions de plus en plus dures. Le mariage avec le duc d’Anjou n’est plus maintenant qu’un rêve fané pour Élisabeth. Cecil a obtenu des preuves qui impliquent Marie dans un complot catholique visant à assassiner Élisabeth, et un ordre d’exécution se trouve sur le bureau de la Reine au palais de Whitehall. Mais Élisabeth est rongée par l’anxiété et la peur. Si elle le signe, elle envoie une souveraine sacrée à l’échafaud et se fait ainsi l’ennemie de toute l’Europe catholique. Cecil la pousse à être forte : sa propre vie pourrait être en danger et toute l’Angleterre l’applaudira et la défendra, s’il le faut. L’indécision d’Élisabeth prend fin lorsque Leicester entre dans la pièce. Rapidement et indifféremment, elle signe l’arrêt de mort et le remet à Cecil. Consterné, Leicester la supplie d’annuler la sentence et implore sa pitié. Élisabeth lui ordonne d’assister à l’exécution, et avant de s’en aller, Leicester lui répond qu’elle a envoyé une sœur à sa mort.

Dans sa chambre à Fotheringhay, Marie se plaint amèrement de son sort, quand soudain, Cecil et Talbot entrent pour lui annoncer qu’elle doit mourir le lendemain matin. Cecil lui offre les services d’un pasteur protestant pour ses dernières heures. Fâchée, elle refuse et lui ordonne de partir, mais demande à Talbot de rester. Il lui dit que Leicester sera présent à sa mort et tente de la réconforter. Mais Marie est tourmentée par les fantômes de son passé et se languit de confesser à Dieu que Cecil l’a reniée en refusant les services d’un prêtre catholique. Son cœur est lourd des souvenirs sanglants de son court règne en Écosse, de la mort de son bien-aimé, David Rizzio, et de celle de son mari, Darnley. Doucement, Talbot la prie de se confesser à lui. Elle accepte et commence à soulager sa conscience. Finalement, elle avoue son accord involontaire au complot fatal de Sir Anthony Babington, catholique anglais, visant à assassiner Élisabeth. Ensemble, ils prient pour l’absolution de Dieu, et Marie se prépare calmement à mourir.

Tôt le lendemain matin, les fidèles serviteurs de Marie se rassemblent, pleurant devant la grande salle de Fotheringhay, où Marie sera décapitée. La Reine entre et demande qu’on ne verse pas de larmes, puisque la mort vient la libérer. Elle donne à Hannah un mouchoir de soie pour qu’elle se cache les yeux au moment de l’exécution, et entraîne la maisonnée dans une fervente prière. Un tir de canon sur les remparts signale que l’heure de l’exécution est proche et Cecil arrive avec des gardes pour amener Marie dans la salle. Élisabeth a fait savoir que toutes ses demandes devraient lui être accordées pour ses derniers moments, et Marie demande à ce que Hannah l’accompagne à l’échafaud. Elle dit à Cecil qu’elle pardonne sa cousine et prie pour que son sang efface tout souvenir de haine entre elles. Leicester apparaît soudain, désemparé, alors que d’autres coups de canon annoncent que l’heure est venue. Marie l’apaise. Elle est contente qu’il soit proche pour sa mort. Elle prie pour que l’Angleterre soit épargnée de la colère vengeresse de Dieu. Vêtue de rouge, couleur des martyrs catholiques, elle monte sur l’échafaud.

Chef d’orchestre

Maurizio Benini

 

Mise en scène

Sir David McVicar


Décor et costumes

John Macfarlane

 

Éclairage

Jennifer Tipton

 

Mouvements

Leah Hausman

 

Marie Stuart

Diana Damrau

 

Élisabeth

Jamie Barton

 

Leicester

Stephen Costello

 

Cecil

Andrzej Filonczyk

 

Talbot

Michele Pertusi

 

Admission générale
Synopsis

ACTE I

Rome, juin 1800. Cesare Angelotti, un prisonnier politique en cavale, arrive en toute hâte à l’église Sant’Andrea della Valle. Après avoir trouvé la clé que sa sœur avait cachée pour lui, il se réfugie dans la chapelle familiale. Peu après, le peintre Mario Cavaradossi arrive à l’église pour travailler sur un portrait de Marie-Madeleine. Le tableau est inspiré de la sœur d’Angelotti, la marquise Attavanti, que Cavaradossi avait aperçue prier à l’église. Angelotti, ancien membre du gouvernement bonapartiste, émerge de sa cachette. Cavaradossi le reconnaît et promet de l’aider, puis le prie de retourner dans la chapelle lorsqu’il entend arriver son amante, la cantatrice Floria Tosca. Lorsque Caravadossi la fait entrer dans l’église, elle lui demande jalousement à qui il parlait, mais lui donne rendez-vous le soir même. Elle reconnaît soudainement la marquise Attavanti dans la peinture et l’accuse d’infidélité, mais il lui réaffirme ses sentiments pour la rassurer. Une fois Tosca partie, Angelotti sort de sa cachette. Un coup de canon leur indique que les policiers savent qu’il s’est échappé; Angelotti et Cavaradossi quittent alors l’église pour se réfugier dans la maison du peintre. Le sacristain entre avec les enfants de chœur qui se préparent à chanter un Te Deum pour célébrer la victoire contre Napoléon à la Bataille de Marengo. Dans le feu de l’action, le baron Scarpia, chef de la police secrète, débarque. Il cherche Angelotti. Lorsque Tosca revient pour Cavaradossi, Scarpia lui montre un éventail avec les armoiries de la famille Attavanti qu’il vient de trouver, confirmant apparemment ses soupçons d’infidélité. Dévastée, Tosca promet de se venger et quitte l’église remplie de fidèles. Scarpia ordonne à ses hommes de la suivre chez Cavaradossi, qu’il suspecte d’être avec Angelotti. Pendant que la congrégation entonne le Te Deum, Scarpia exprime sa volonté de soumettre Tosca à ses désirs.

 

ACTE II

Le soir venu, dans sa chambre du palais Farnese, Scarpia exulte à l’idée de tenir Tosca sous son joug. L’espion Spoletta arrive. À défaut d’avoir trouvé Angelotti, il a arrêté Cavaradossi. Scarpia interroge le peintre tandis que Tosca donne un récital dans la cour du palais. Scarpia demande qu’on la fasse venir, et celle-ci apparaît au moment où on emmène Caravadossi à la torture. Effrayée par les questions de Scarpia et les cris de son amant, Tosca révèle la cachette d’Angelotti. Les sbires du chef de police ramènent un Cavaradossi à peine conscient et grièvement blessé. Lorsque le peintre se rend compte qu’elle a dévoilé la cachette d’Angelotti, il confronte furieusement Tosca. L’officier Sciarrone se précipite alors dans la pièce pour annoncer la victoire de Napoléon, une défaite pour Scarpia. Cavaradossi clame son opposition à la tyrannie et Scarpia ordonne son exécution. Seul avec Tosca, Scarpia propose calmement de libérer Caravadossi à condition qu’elle se donne à lui pour un soir. Elle repousse ses avances, déclarant qu’elle a consacré sa vie à l’art et à l’amour. Elle implore Dieu de lui venir en aide. Scarpia se montre de plus en plus insistant, mais Spoletta fait irruption et annonce que, plutôt que de se laisser capturer, Angelotti s’est suicidé. Confrontée au choix d’accepter le marché de Scarpia ou de perdre son amant, Tosca se sacrifie. Scarpia ordonne à Spoletta d’organiser une exécution simulée de Cavaradossi, après quoi il sera libéré. Tosca exige qu’on lui fournisse un sauf-conduit pour elle et son amant. Une fois le document produit, Scarpia tente de lui faire l’amour, mais elle saisit un couteau sur la table et le poignarde. Elle empoche le sauf-conduit et fuit la scène.

 

ACTe III

À l’aube, Cavaradossi attend son exécution sur les remparts du château Sant’Angelo. Il soudoie un gardien de prison pour qu’il lui permette d’envoyer une lettre d’adieu à Tosca. Puis, dépassé par les événements, il sombre dans le désespoir. Tosca apparaît alors et lui explique ce qui est arrivé. Les deux s’imaginent un avenir ensemble, en liberté. En voyant les bourreaux approcher, Tosca supplie Caravadossi de feindre sa mort avec conviction. Elle assiste à la scène de loin : les soldats tirent et s’en vont. Quand Caravadossi ne bouge plus, Tosca se rend compte que l’exécution était bien réelle, et que Scarpia l’a trahie. Avant que les sbires de Scarpia ne l’arrêtent, Tosca jure qu’elle aura sa vengeance devant dieu, puis se jette du haut des remparts.

 

Équipe de création et distribution

 

Chef d’orchestre

Bertrand de Billy

 

Mise en scène

Sir David McVicar


Décor et costumes

John Macfarlane

 

Éclairage

David Finn

 

Mouvements

Leah Hausman

 

Tosca

Anna Netrebko

 

Cavaradossi

Brian Jagde

 

Scarpia

Michael Volle

 

Sacristain

Patrick Carfizzi

 

Admission générale
Synopsis

INTRODUCTION

Fin du 16siècle. Marie Stuart, reine d’Écosse, a été forcée d’abdiquer son trône et de fuir son royaume après la rébellion des nobles. Catholique, couronnée à l’âge de neuf mois, elle avait été promise au dauphin de France et élevée dès son enfance à la cour française. À 18 ans, elle est revenue dans sa terre natale à la suite de la mort soudaine de son mari François II, après avoir régné sur la France pendant un peu plus d’un an. Incapable d’exercer un contrôle sur sa noblesse protestante et assaillie d’insurrections, de complots et de meurtres, elle trouve asile en Angleterre chez sa cousine, la reine Élisabeth. Toutefois, sa présence en Angleterre protestante est insoutenable pour Élisabeth et ses conseillers. Descendants de la lignée des Tudors, les catholiques anglais voient Marie comme l’héritière légitime de la couronne d’Henri VIII (Élisabeth ayant été déclarée illégitime à la suite de l’exécution de sa mère, Anne Boleyn, pour adultère). Une enquête anglaise sur le scandaleux meurtre du deuxième époux aux mœurs dissolues de Marie, Henry (Lord Darnley), s’est révélée peu concluante quant à la complicité de Marie dans ce crime, mais a servi de prétexte pour garder l’ancienne reine d’Écosse emprisonnée pendant de nombreuses années.

ACTE I

Au palais de Whitehall à Londres, la cour fête. Le duc d’Anjou, frère du roi de France, a demandé la main de la reine Élisabeth, et la glorieuse alliance des deux royaumes est fort attendue. Élisabeth n’a pas encore décidé si elle acceptera la proposition française. Pendant longtemps, son cœur a appartenu à son favori, Robert Dudley, comte de Leicester, mais elle a récemment senti que son amour pour elle s’estompait. Le comte de Shrewsbury et gardien de Marie Stuart pendant des années, Talbot, profite de l’occasion pour demander à la Reine la libération de sa cousine. Cecil, secrétaire d’État d’Élisabeth, soutient que tant qu’elle est en vie, Marie représente une menace constante pour la stabilité de l’Angleterre. Élisabeth refuse de se laisser entraîner sur le sujet de sa cousine, mais craint secrètement que la reine d’Écosse ne lui ait volé l’amour de Leicester. Dans le passé, Leicester avait été un prétendant de Marie, et lorsqu’il a rencontré la jeune reine pour la première fois, il y a longtemps, en France, il avait été ébloui par sa beauté. Leicester arrive et Élisabeth lui donne un anneau à transmettre à l’ambassadeur de France en signe d’acceptation équivoque de la proposition d’Anjou. L’indifférence de sa réponse alimente ses soupçons et elle part, en compagnie de la cour. Seul à seul, Talbot remet secrètement à Leceister une lettre et une miniature envoyées par Marie. Enchevêtrée dans les complots des catholiques anglais contre Élisabeth, la vie de Marie est maintenant en jeu. Enthousiasmé par le portrait, Leicester s’engage à apporter son aide et son soutien aux plans de Talbot pour la libération de Marie. Talbot s’en va et Élisabeth revient, seule. Méfiante de Talbot, elle demande à voir la lettre que tient Leicester. Les mots de Marie supplient la Reine de lui accorder une audience. Malgré elle, les larmes lui montent aux yeux. Profitant de la situation, Leicester presse la Reine d’accepter d’aller chasser près de la prison de Marie, où une rencontre sera organisée sous ce prétexte entre les deux reines. Sur ses gardes, Élisabeth accepte tout de même la demande de son favori.

Autorisée à l’improviste par Talbot à se promener librement dans le parc à l’extérieur de la prison du château de Fotheringhay, Marie se réjouit, courant loin devant sa dame de compagnie, Hannah Kennedy. Son esprit vagabonde vers des moments de bonheur et de liberté en France. Soudain, les cornes de la chasse royale se font entendre au loin. Les chasseurs qui s’approchent crient le nom d’Élisabeth, et Marie est terrifiée à l’idée de finalement voir sa cousine de ses yeux. Leicester a pris de l’avance sur la chasse pour préparer Marie à la rencontre. Il l’exhorte à faire preuve d’humilité devant la Reine et de lui faire pitié. Jurant son amour et sa loyauté, il promet à Marie qu’elle pourra retrouver sa liberté. Il s’empresse de saluer Élisabeth, qui arrive avec les chasseurs. Elle est agitée et méfiante, et la sollicitude de Leicester pour la cause de Marie éveille sa jalousie. Talbot fait avancer Marie et les deux reines se regardent dans les yeux pour la première fois. Marie maîtrise son orgueil et se montre respectueuse devant Élisabeth, mais sa cousine demeure distante et insultante. Elle accuse Marie de licence, de meurtre et de trahison. Les tendres paroles par lesquelles Leicester tente de calmer Marie ne font qu’attiser la colère d’Élisabeth. Excédée et insultée, Marie se retourne contre Élisabeth. Elle la dénonce comme l’enfant illégitime d’une prostituée, qui souille et déshonore le trône d’Angleterre. Élisabeth ordonne aux gardes de s’emparer de Marie et de la ramener à sa prison.

ACTE II

Le temps a passé et Mary est restée incarcérée à Fotheringhay, dans des conditions de plus en plus dures. Le mariage avec le duc d’Anjou n’est plus maintenant qu’un rêve fané pour Élisabeth. Cecil a obtenu des preuves qui impliquent Marie dans un complot catholique visant à assassiner Élisabeth, et un ordre d’exécution se trouve sur le bureau de la Reine au palais de Whitehall. Mais Élisabeth est rongée par l’anxiété et la peur. Si elle le signe, elle envoie une souveraine sacrée à l’échafaud et se fait ainsi l’ennemie de toute l’Europe catholique. Cecil la pousse à être forte : sa propre vie pourrait être en danger et toute l’Angleterre l’applaudira et la défendra, s’il le faut. L’indécision d’Élisabeth prend fin lorsque Leicester entre dans la pièce. Rapidement et indifféremment, elle signe l’arrêt de mort et le remet à Cecil. Consterné, Leicester la supplie d’annuler la sentence et implore sa pitié. Élisabeth lui ordonne d’assister à l’exécution, et avant de s’en aller, Leicester lui répond qu’elle a envoyé une sœur à sa mort.

Dans sa chambre à Fotheringhay, Marie se plaint amèrement de son sort, quand soudain, Cecil et Talbot entrent pour lui annoncer qu’elle doit mourir le lendemain matin. Cecil lui offre les services d’un pasteur protestant pour ses dernières heures. Fâchée, elle refuse et lui ordonne de partir, mais demande à Talbot de rester. Il lui dit que Leicester sera présent à sa mort et tente de la réconforter. Mais Marie est tourmentée par les fantômes de son passé et se languit de confesser à Dieu que Cecil l’a reniée en refusant les services d’un prêtre catholique. Son cœur est lourd des souvenirs sanglants de son court règne en Écosse, de la mort de son bien-aimé, David Rizzio, et de celle de son mari, Darnley. Doucement, Talbot la prie de se confesser à lui. Elle accepte et commence à soulager sa conscience. Finalement, elle avoue son accord involontaire au complot fatal de Sir Anthony Babington, catholique anglais, visant à assassiner Élisabeth. Ensemble, ils prient pour l’absolution de Dieu, et Marie se prépare calmement à mourir.

Tôt le lendemain matin, les fidèles serviteurs de Marie se rassemblent, pleurant devant la grande salle de Fotheringhay, où Marie sera décapitée. La Reine entre et demande qu’on ne verse pas de larmes, puisque la mort vient la libérer. Elle donne à Hannah un mouchoir de soie pour qu’elle se cache les yeux au moment de l’exécution, et entraîne la maisonnée dans une fervente prière. Un tir de canon sur les remparts signale que l’heure de l’exécution est proche et Cecil arrive avec des gardes pour amener Marie dans la salle. Élisabeth a fait savoir que toutes ses demandes devraient lui être accordées pour ses derniers moments, et Marie demande à ce que Hannah l’accompagne à l’échafaud. Elle dit à Cecil qu’elle pardonne sa cousine et prie pour que son sang efface tout souvenir de haine entre elles. Leicester apparaît soudain, désemparé, alors que d’autres coups de canon annoncent que l’heure est venue. Marie l’apaise. Elle est contente qu’il soit proche pour sa mort. Elle prie pour que l’Angleterre soit épargnée de la colère vengeresse de Dieu. Vêtue de rouge, couleur des martyrs catholiques, elle monte sur l’échafaud.

Chef d’orchestre

Maurizio Benini

 

Mise en scène

Sir David McVicar


Décor et costumes

John Macfarlane

 

Éclairage

Jennifer Tipton

 

Mouvements

Leah Hausman

 

Marie Stuart

Diana Damrau

 

Élisabeth

Jamie Barton

 

Leicester

Stephen Costello

 

Cecil

Andrzej Filonczyk

 

Talbot

Michele Pertusi